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Ne pas céder à la panique

Malgré l’évolution constante des technologies et l’accroissement de la qualité des pièces, tôt ou tard, chaque pièce finira par céder ou, au minimum, se dégrader jusqu’à devenir inutilisable.
Outre les pièces dites consommables, comme les poignées, le grip, les roues ou les roulements, qui vont plutôt s’user, les pièces principales, plus robustes comme le deck ou le guidon, subissent des chocs répétés, irréguliers, parfois violents, qui entraîneront inexorablement une rupture.

Obsolescence programmée ?

Non. Notre milieu, du moins les marques que nous affectionnons et que nous proposons aujourd’hui, échappe encore aux logiques mercantiles les plus grossières.
Des guidons et des decks incassables seraient tellement lourds qu’ils en deviendraient difficiles, voire impossibles à rider, ou bien totalement hors de prix.
La résistance d’une pièce dépend de nombreux facteurs : son matériau, son design, ses épaisseurs, son poids final et son procédé de fabrication. Le fabricant doit donc arbitrer entre ces différents paramètres afin d’atteindre le meilleur compromis possible entre prix, poids et résistance. Il doit également définir en amont la cible de chaque pièce : le niveau du rider, débutant ou confirmé, mais aussi son type de pratique, qu’elle soit orientée street, park ou polyvalente.
Côté rider, l’objectif est de trouver le compromis qui correspond réellement à ses besoins. Poids, réactivité, stabilité, résistance et budget n’auront pas la même importance selon le niveau, le gabarit ou le type de riding.

Plus cher, plus solide ?

Non, pas forcément.
Une pièce plus chère peut être plus performante, plus confortable, plus légère ou, au contraire, volontairement plus lourde. Elle peut également bénéficier de matériaux plus coûteux, de procédés de fabrication plus complexes, de meilleures finitions ou répondre à des contraintes très précises.
La solidité peut faire partie de ces améliorations, mais elle n’est pas systématiquement liée au prix.
Une roue plus chère, par exemple, peut surtout se distinguer par la qualité ou les propriétés de sa gomme, sans pour autant être plus résistante qu’un modèle moins coûteux.
Plus on monte en gamme, plus le matériel peut également devenir spécialisé et répondre à des attentes précises. L’offre accompagne ainsi progressivement les besoins des riders, du débutant jusqu’au pratiquant confirmé ou professionnel, et le prix suit généralement cette logique.

Le SAV

Procédure

Plusieurs cas de figure peuvent déclencher un SAV :

  • Erreur de casting : pièce reçue non conforme, mauvaise taille, incompatibilité, changement d’avis… La liste est longue. Tant que la pièce n’est pas utilisée et conserve son état de produit neuf, le vendeur se doit de procéder à un échange ou un remboursement, selon les lois du pays et les conditions de vente en vigueur du marchand, acceptées par le client lors de la transaction.
  • Défaut technique : lorsqu’une pièce est achetée puis utilisée par le rider et dans le cas où elle deviendrait rapidement dysfonctionnelle ou céderait de manière anormale et/ou prématurée, on parle alors de garantie.
    Presque l’intégralité des pièces de trottinette est garantie, à l’exception de certains consommables ou autres pièces particulières. Les délais de garantie peuvent varier selon les marques et les fournisseurs, mais de manière générale, cette garantie est de 3 mois.
    Malgré tous les efforts des vendeurs et des industriels sérieux, l’erreur est humaine. Mauvais design, omission d’un détail clé, défaut de fabrication, pari technique osé… encore une fois, la liste est longue.
    Un rider, même bien orienté, peut se retrouver avec une pièce défectueuse. Dans le cas où les délais de garantie ne sont pas dépassés, il est du devoir du vendeur de déclencher une procédure de SAV.

En détail

Le rider demande des comptes au vendeur. Attention : uniquement au vendeur chez qui il a acheté la pièce, et à personne d’autre.

Le vendeur constate les dégâts, à distance ou sur place. Il vérifie l’identité du client, la conformité de la transaction et les délais de garantie. Selon les cas, le vendeur doit récupérer la pièce. Même en cas de vente à distance, il peut exiger un retour du produit. Dans ce cas, il prend en charge les frais de livraison et envoie un bordereau de retour au rider.

Le vendeur demande des comptes à son fournisseur. Le rider reste en attente pendant cette période.
Le fournisseur est décisionnaire : c’est lui qui valide ou non la procédure. Vulgairement : « casse prématurée anormale, c’est OK » ou bien « ce type de casse résulte d’une mauvaise utilisation du produit, c’est non ».
Ou encore plus précisément : « la garantie concerne telle ou telle partie de la pièce, mais pas celle-ci ».

C’est ensuite au vendeur d’informer le rider de la décision finale. Si le SAV est validé, une fois la pièce de remplacement reçue, il la fournit au rider.

Plus tard, le fournisseur demandera des comptes au fabricant : la marque. Car après tout, le premier responsable, c’est lui.
Mais ce processus se fait de manière périodique et groupée. Le vendeur et le rider, eux, ne sont plus dans l’équation.

Autres informations

Lors d’une procédure de SAV, le rider doit recevoir une nouvelle pièce identique à celle qu’il a achetée en premier lieu.
Dans des cas plus rares, pour diverses raisons comme des ruptures de stock ou le rappel d’une série entière de production, des discussions s’ouvrent et des compromis doivent être trouvés. Le vendeur trouve un accord avec son fournisseur, puis avec le rider. Une pièce similaire ou un avoir ne sont envisagés que si un remplacement à l’identique est impossible.

Une procédure de SAV sur une pièce ne peut être déclenchée qu’une seule fois. En d’autres termes, la pièce ne sera pas remplacée indéfiniment à chaque casse sur une courte période.

Ces explications sont données à titre informatif, dans le cadre de ces fiches conseils. Le détail des obligations légales concernant le vendeur et le client relève d’éléments contractuels, présents dans les conditions de vente de chaque professionnel, que le client doit lire attentivement.

Rien n’est éternel

Aucune pièce de trottinette n’est éternelle. Certaines s’usent progressivement, d’autres accumulent les contraintes jusqu’au jour où elles finissent par céder.
La durée de vie dépend autant de la conception de la pièce que du niveau du rider, de son type de pratique, de son poids, de la fréquence d’utilisation et des chocs qu’elle devra encaisser. Une casse n’est donc pas nécessairement synonyme de mauvaise qualité, pas plus qu’un prix élevé ne garantit une durée de vie infinie.

L’essentiel est de choisir du matériel adapté à sa pratique, de surveiller son état au fil du temps et de remplacer une pièce lorsque les premiers signes de fatigue deviennent préoccupants.
Et lorsqu’une défaillance semble anormalement précoce, le SAV est justement là pour faire la différence entre l’usure normale d’une pièce et un véritable défaut.